On le sait : certains minéraux, bien que présents en très petites quantités dans notre corps, ont un rôle fondamental dans notre santé. Le zinc et le cuivre en font partie. Indispensables au bon fonctionnement du cerveau, ils participent à la transmission de l’information entre les neurones, au maintien des fonctions cognitives… et pourraient même, selon des recherches récentes, nous aider à prévenir certaines maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson.
Zinc et cuivre : ses acteurs précieux pour la mémoire et la communication entre neurones
Ce qui se passe dans notre cerveau
Dans le cerveau, les neurones se connectent entre eux via de petites extensions appelées dendrites. Ces prolongements permettent de faire circuler les messages nerveux d’un point à un autre.
Selon une étude menée par des chercheurs français en 2023, le zinc et le cuivre influencent directement la forme et la structure de ces dendrites. En d’autres termes, ils contribuent à la qualité des connexions neuronales, et donc à nos capacités à apprendre, mémoriser ou encore réfléchir.
Ce lien entre oligoéléments et plasticité cérébrale (la capacité du cerveau à s’adapter et à créer de nouvelles connexions) ouvre la voie à de nouvelles approches pour soutenir la mémoire et la concentration, à tout âge.
Des recherches prometteuses pour ralentir le déclin cognitif
Une piste thérapeutique étudiée chez les souris
Toujours en 2023, une autre équipe de chercheurs a mené une expérience sur des souris atteintes de symptômes similaires à ceux de la maladie d’Alzheimer. En leur administrant une molécule capable de "piéger" le cuivre en excès dans leur cerveau, ils ont observé une amélioration de leurs fonctions cognitives et comportementales.
Cette molécule, le TDMQ20, permettait de redistribuer le cuivre de façon plus équilibrée, en évitant qu’il ne s’accumule dans les fameuses "plaques amyloïdes" associées à Alzheimer. Ces résultats encouragent les scientifiques à poursuivre leurs travaux sur les déséquilibres minéraux comme facteur aggravant dans les maladies du cerveau.
Trop ou pas assez : un équilibre fragile à respecter
On sait désormais que le déséquilibre en zinc et en cuivre peut avoir un impact direct sur les fonctions cérébrales. Une carence en cuivre, par exemple, a été observée dans certaines zones du cerveau chez des personnes atteintes de Parkinson ou d’Alzheimer. De son côté, un manque de zinc est souvent associé à une baisse des performances cognitives liées à l’âge.
Mais attention : il ne s’agit pas de consommer ces minéraux à l’aveugle. Leur interaction est complexe, et un excès de l’un peut nuire à l’absorption de l’autre. D’où l’importance de veiller à une alimentation équilibrée, éventuellement accompagnée de conseils professionnels pour ajuster les apports.
Comment couvrir vos besoins en zinc et cuivre
Une alimentation variée et équilibrée reste le meilleur moyen de couvrir les besoins en zinc et en cuivre.
Le zinc se trouve principalement dans les huîtres, le bœuf, les œufs, les légumineuses, les noix et les céréales complètes.
Le cuivre, quant à lui, est présent dans le foie, les fruits de mer, les oléagineux (noix, amandes), le chocolat noir, les lentilles et certains champignons.
Dans certains cas (régimes restrictifs, troubles digestifs, vieillissement), une supplémentation peut être envisagée. Elle doit cependant être bien encadrée, car un excès de zinc peut inhiber l’absorption du cuivre, et inversement.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande ainsi de respecter les apports nutritionnels conseillés : environ 10 mg/ jour de zinc et 1 à 2 mg/ jour de cuivre pour un adulte.
En cas de supplémentation, mieux vaut privilégier des formes bien assimilables (comme le gluconate ou le bisglycinate de zinc, et le bisglycinate de cuivre), et toujours sur avis médical ou accompagnement professionnel.
Prendre soin de son cerveau au fil des années
Aujourd’hui, plus de trois millions de personnes sont concernées par les maladies neurodégénératives en France. Même si ces pathologies sont multifactorielles, les recherches actuelles montrent qu’une bonne hygiène de vie — alimentation, activité physique, sommeil, stimulation intellectuelle… — combinée à un équilibre en micronutriments, pourrait jouer un rôle préventif non négligeable.
L’approche holistique pour soutenir les fonctions cognitives
Soutenir la mémoire et les fonctions cognitives passe par une vision globale du bien-être. Le cerveau, comme le reste du corps, a besoin de ressources pour fonctionner correctement.
En misant sur des nutriments essentiels comme le cuivre et le zinc, en réduisant les sources de stress oxydatif et en entretenant sa vitalité au quotidien, il devient possible de rester en forme plus longtemps — dans son corps comme dans sa tête.